vendredi 30 janvier 2015

mardi 27 janvier 2015

La symbolique des tatouages

Un tatouage est un dessin décoratif et/ou symbolique réalisé en injectant de l'encre dans la peau. Auparavant, il était effectué avec de l'encre de Chine ou des encres à base de charbon ou de suif. De nos jours il s'agit plus d'encres contenant des pigments industriels.

Histoire du tatouage

C’est dans les peuples dits primitifs, et plus précisément en Polynésie (Îles Marquises et Nouvelle-Zélande) que le tatouage s’est le plus développé. Il marquait généralement l’appartenance à un rang social élevé. Par exemple, chez les Areoïs, la société se divise en classes que la disposition des tatouages sur le corps met en avant. Chaque classe prenant le nom de parties tatouées.
Ainsi, la première classe, la plus élevée, est nommée “jambes tatouées”, la deuxième “bras tatoués”, la troisième “flancs tatoués”…
La pratique du tatouage dans ces cultures avait pour but de renforcer la fécondité et les liens avec le surnaturel et le sacré. En Polynésie, le baptême de l’enfant, c’est le tatouage. Pour être inscrit dans la communauté, le polynésien doit passer par des rites imposés par la tribu. C’est alors une cérémonie familiale et religieuse.

Tatouage Polynésiens 
Au Japon, le tatouage dès le Vème siècle servait à punir les criminels au même titre que le fait de couper une main ou une oreille. Il avait pour but de marquer l’individu à vie.
Au XVIIème siècle, les prostituées se tatouaient elles-mêmes sur le bras, le dos de la main, la poitrine ou le visage.
C’est donc par cette double pratique (celle du criminel et de la prostituée) que le tatouage a été assimilé aux mauvaises moeurs de la société japonaise. D’où également le mépris des classes supérieures pour ce style ornemental.
Le tatouage au Japon connut son apogée entre le XVIIème et le XIXème siècle grâce à un roman chinois du XIVème siècle intitulé “Au bord de l’eau”, dont les héros étaient tatoués de la tête aux pieds. Par la suite, les hommes dont le métier était difficile (pompier, charpentiers…) décidèrent de se faire tatouer. Ils abordèrent alors des tatouages symbolisant des animaux connus pour leur virilité tel que le lion, le tigre, le coq…

Tatouage Japonais
En Egypte, la pratique du tatouage remonte très loin dans le temps, les momies tatouées connues dateraient de 2000 av. JC.
Des hypothèses concernant cette pratique sont envisagées tel que des buts esthétiques, magiques ou superstitieux ou encore médicaux, c’est-à-dire préventif ou curatif.
Par exemple, si une femme après avoir perdu un enfant redevient mère, elle fait tatouer sur son enfant un point au milieu du front, et un autre sur la face externe de la cheville gauche. Ces deux points seraient le symbole d’un barrage contre la mort.
Mais, il peut aussi avoir un rôle commémoratif comme chez les “coptes” (chrétiens d’Egypte). Sur le bras de chaque “copte” est tatouée la date du pèlerinage effectué à Jérusalem. De même qu’ils arborent une croix sur la face interne du poignet qui supposerait être un signe distinctif de leur religion en cas d’invasion.
Dans la vallée du Caire, le tatouage revêt essentiellement un but médical. La croix sur le front et l’oiseau tatoué entre les bords externes de l’oeil sont un remède pour les maux de tête et la faiblesse d’esprit.
Le tatouage figuratif est également fréquent, son but est toujours plus religieux et superstitieux qu’ornemental. Par exemple, le poisson symbolise la fertilité, la chance, la protection.

Tatouage Égyptien Copte 
Il est supposé que le tatouage en Afrique du Nord existait il y a 3000 ans av. JC. Ces tatouages avaient une valeur rituelle et prophylactique.
Les motifs les plus fréquemment représentés sont les croissants, les lignes verticales et les losanges, ils étaient disposés essentiellement sur le visage.
Bien que cette pratique soit très ancienne, l’Islam condamne le tatouage (aussi bien ceux qui s’y soumettent que celui qui le fait). Selon le Coran, rien ne doit modifier la création de Dieu sous peine d’être un “allié” de Satan.

Tatouage Berbère 
Pour l'Afrique Noire, le tatouage permettait de prouver son identité par une marque tribale, et de se différencier des esclaves, qui eux, n’étaient pas marqués.
Le tatouage et la scarification en Afrique Noire sont revendicateurs des rites d’initiation. Ils peuvent accompagner le fait d’appartenir à une communauté, marquer le passage d’un état à un autre (celui d’enfant à adolescent ou d’adolescent à adulte).
Toutes ces agressions corporelles vont fortifier la personnalité de celui qui les subies, et augmenter ses forces vitales.
Chez les “Konkomba” du Togo du nord, les hommes et les femmes ont le torse entièrement scarifié et portent sur le visage des dessins noircis au charbon représentant la tribu.

Tatouage Africain 
Le tatouage en Amérique serait arrivé d’Asie entre 5000 et 1500 av. JC. Il était très répandu sur toute l’Amérique surtout chez les Indiens.
Il semblerait qu’il y a 2000 ans av JC, le tatouage et la peinture corporelle remplaçaient l’habillement. De plus, ils indiquaient l’appartenance à une tribu, le rang social, les actes de guerre et de chasse accomplis.
Le tatouage était l’apanage des prêtres qui revêtaient également les fonctions d’astronomes, de médecins… Ils portaient comme tatouage des scènes religieuses et spirituelles.
Le tatouage est plutôt remplacé par les scarifications qui sont un signe de courage car très douloureux. “Plus on était tatoué, plus on était jugé brave et vaillant” [W. Caruchet].

Tatouage amérindien
En 1924, en Sibérie, des corps datant de 520 av. J.-C. furent découverts, dont l’un d’eux avait le bras entièrement tatoué de figures fantastiques (tel qu’un animal regroupant : tigre, cerf, aigle et serpent). Sur la jambe droite il y avait un poisson partant de la cheville au genou.
L’hypothèse soutenue est que ces tatouages seraient une marque de courage, de noblesse, un signe protecteur ou tout simplement une décoration.
Les Romains, eux, utilisaient le tatouage pour marquer les soldats de la légion Romaines. Le motif représentait un aigle et le nom du général.
En Grèce, ce sont les esclaves qui portaient le nom de leur maître.

Mais, l’histoire du tatouage en Europe est assez floue, cette pratique se serait éteinte au Moyen-Age suite à la condamnation de l’Eglise qui considérait le tatouage comme une marque du démon. Le tatouage a été interdit par le Pape Adrien 1er en 787, cette interdiction ne résista pas à la coutume. Même si les textes bibliques sont précis sur cette pratique, ils n’en sont pas pour autant dénoués de paradoxes, et les adeptes ont eu vite fait de controverser cette condamnation.

Tatouage européen 


Symbole et tatouage

On conclut qu'il se trouve un lien relatif entre les tatouages et les symboles, vu que le tatouage est un type de symbole très populaire. Il peut être considéré comme un élément pour définir le caractère de la personne ou même son identité. Il est aussi un symbole extrêmement  fort.

Sources : Wikipedia
Kustom Tattoo

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dimanche 11 janvier 2015

Enquête sur les symboles.

Le mois dernier j'ai fait une petite enquête dans mon entourage pour savoir quel sont les symboles les plus connus et plus utilisés. J'ai questionné quelques personnes et leur réponse se présentait comme suite:

Nelly : Si on me dit "symbole", je crois que je pense très vite aux cartes du Tarot de Marseille (ça, c'est mon association libre). 
Mais le symbole que je vois partout et dont la vivacité m'émerveille c'est l'image de Marilyn, sex symbol des années 50.
Cartes postales, carnets, posters, calendriers, agendas, tee-shirts, cendriers, coussins, rideaux, assiettes, verres, tableaux, porte-monnaie, trousses,serviettes de plage, magnets, plateaux, sacs, pendules, réveils, tags sur les murs : son image a été reproduite partout. Marilyn (on n'a même plus besoin d'ajouter Monroe) reste l'incarnation de la féminité, candide et fatale, le symbole du désir, comme le Che est resté le symbole de la rébellion et de la liberté.

Andy Warhol, Diptyque Marilyn, 1992.


Diane : Je choisis pictoglyphe, même si ce n'est pas dans ta liste.
Ma démarche artistique porte sur l'évolution, la nôtre par le biais de celle de l'univers. Je suis donc fascinée par les traces que l'être humain laisse dans le sol, manifestations de notre passage depuis des millénaires. La pierre marquée par le silex a témoigné de la préhistoire, d'abord en images, en signes, puis en écriture...
Le pictoglyphe est à la base de l'hiéroglyphe, de l'écriture cunéiforme, et...

Petroglyphs on Newspaper Rock near Canyonlands National Park, south of Moab, southeastern Utah, USA.


Saad : Je choisi les triangles et plus précieusement le triangle du dollar américain parce que ça me fait penser à l’évolution et à l'histoire des francs maçons.


Hiba : La clé de la vie est le symbole de la vie chez les égyptiens et ça m'inspire la vie aussi et le désir de vivre.

  

Housni : j'aime le symbole nazi parce que ça me fait penser aux films de la guerre.



Houda : L'os de poisson parce que ça m’évoque la mer et ma ville natale Tanger.

Fati : Le symbole Yin Yang est fait d'un cercle qui représente le cosmos, le monde, la terre. Il évoque la dualité de toute chose, la fluidité des événements et des entités. Le bien et le mal, l'homme et la femme, le haut et le bas... tout s'entre-mêle. Le noir est dans le blanc tout comme le blanc est dans le noir, signe qu'on ne peut connaitre la vrai nature des événements: un fait négatif peut avoir des répercutions positives tout comme un événement positif peut avoir des répercutions négatives. d'un autre côté, l'équilibre que ce signe évoque est magnifique vu que toute chose a besoin d'un parfait équilibre pour aboutir. Le monde et la personne ne pourrait être fait que de bien, ou que d'énergies féminines ou masculines... il faut un mélange des deux extrêmes. J'ai choisi ce symbole parce que je crois que cette philosophie de vie, la dualité de toutes chose, est similaire à ma vision du monde.




Najwa : Je choisi mon signe astrologique, le taureau. 

Mehdi : le trèfle à quatre feuilles, parce que ça signifie l'amour sincère, la richesse, la santé et la renommée.

Aicha : J'ai choisi l'hirondelle parce qu'elle symbolise la liberté, le bonheur, la fécondité, l'enthousiasme, la chance, la fidélité, la loyauté, la pureté et l'endurance.



Sources: http://www.pinterest.com/pin/83949980529959287/
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vendredi 2 janvier 2015

L'imagination, le symbole et le rêve.

Christian Schloe, Message from the sea, 2013.
Cette image a retenu toute mon attention, parce qu'elle combine deux univers qui m’intéressent beaucoup : Celui de l'imagination et celui des symboles. C'est une numérisation faite par Christian Schloe. Dans le premier plan, on trouve une jeune femme avec des cheveux longs, sur lesquels est posé un navire qui navigue sur sa chevelure ondulée bleue. La femme est vêtue d'une robe noire qui semble être une tenue médiévale. Elle a une expression faciale neutre soulignée par   la main posée  sur son cou. En arrière plan, on peut constater une mer accompagnée d'un brouillard qui cache le ciel. Cet ensemble de détails a rendu cette illustration mystérieuse, c'est pour cela que je l'ai choisie.

Je vais commencer mon déchiffrement par le premier élément qui a attiré mon attention, le bateau, qui est assimilé souvent au voyage et à l'aventure. C'est entre autres un symbole de l'Eglise. Et un symbole d'immortalité dans les monuments funéraires païens, grecs et romains, mais aussi égyptiens. Il symbolise le voyage heureux dans l’âme de cette vie et dans la vie future. Dans les rêves, le bateau est symbole de l'esprit. 


La barque solaire. 
Rê se déplace en barque dans le ciel et, la nuit, il traverse le monde souterrain, le royaume des morts. C’est dans cette barque que monte le pharaon défunt.
Elle est tout à la fois l'équivalent d'un vaisseau spatial, d'un sous-marin ou d'un navire ! Elle va où Râ veut qu'elle aille. 

Le deuxième détail, qui est aussi mystérieux que le premier, est les cheveux bleus ondulés qui sont sous forme de vagues. Les vagues sont symboles d'un espoir sans limite. Pour la psychanalyse, les vagues symbolisent alors les pulsions qui dorment dans l'inconscient et jaillissent brutalement en provoquant une déstabilisation de nos comportements dits « raisonnables ». En assimilant la première partie du corps de la femme a de la femme à la surface d'un océan, on peut associer son visage et le reste de son corps à la croûte terrestre. On peut même l'associer à une terre qui a peur d’être envahie et occupée par ceux que le navire emporte mais malgré sa peur, elle garde le courage et l'espoir. En continuant vers son corps, on remarque qu'elle est vêtue d'une robe médiévale noire qui est un signe de protestation, puis la main qui est un peu sale et presque posée sur son torse ce qui est signe d'affection, ou de sincérité. Cela peut aussi représenter le peuple qui se prépare à défendre son territoire, et qui n'a pas crainte d’être battu parce qu'il a déjà subi cette épreuve avec succès. Et finalement la brume signifie l'incertitude et le changement. 

Sous un autre angle, on peut définir le bateau comme de nouvelles idées qui essayent d'occuper la personne et la changer, cette personne qui désigne l’être humain  résiste vu qu'elle a peur du changement et de l'inconnu. 

Après avoir traduit cette illustration qui est aussi symbolique que imaginaire, j'ai pu trouver un lien entre l'imagination et le symbole, cette liaison est le rêve.


Robert William Bussm, Le rêve de Dickens, 1875.
En cherchant la définitions du mot rêve, j'ai trouvée plusieurs explications dont voici les plus pertinentes ici.

1. Production psychique survenant pendant le sommeil, et pouvant être partiellement mémorisée.
2. Fait de laisser aller librement son imagination ; idée chimérique : Un rêve éveillé.

Les humains sont intrigués par leurs rêves et tentent d'expliquer leur existence. Comme ils remarquent que tous les rêves ne se ressemblent pas, ses explications vont de « sans importance, il ne s’agit que d’une réminiscence du jour précédent » à « un message divin » en passant par la perception des images des rêves comme symboles qui prédiraient l’avenir si on savait les interpréter. 

Selon Carl Gustav Jung, le rêve participe du développement de la personnalité, en même temps qu'il lie le sujet au vaste réservoir imaginaire qu'est l'inconscient collectif. Le rêve est par conséquent au cœur de la psychothérapie jungienne qui vise, par son étude et par la méthode de l'amplification, à rapporter chacun des motifs oniriques à l'imaginaire humain, et ainsi à en développer le sens pour le rêveur.

Il y a 5 genres de rêves

1. Le Cauchemar
Le cauchemar est un rêve à forte charge anxieuse qui survient pendant le sommeil paradoxal et qui se différencie des terreurs nocturnes qui surviennent pendant le sommeil lent profond.

2.  Le Rêve créatif

Il s'agit d'un rêve duquel le sujet tire une nouveauté : idée d'une œuvre artistique, invention d'un nouveau concept ou réponse à un questionnement.

3. Le Rêve lucide
Dans le rêve lucide, il y a comme une irruption de la conscience éveillée dans le déroulement du processus onirique habituel. Le rêveur sait que le monde qui l'entoure n'est qu'une construction de son esprit et peut ainsi analyser et réagir de façon plus ou moins rationnelle selon son degré de « lucidité ». Cette prise de conscience, involontaire ou obtenue par certaines techniques, permet au rêveur de contrôler le contenu et le déroulement du rêve.

4. Le Rêve prémonitoire
Rêves jugés prophétiques, qui n'ont pas forcément de lien avec la vie privée du rêveur et annoncent un événement futur censé se réaliser.


5. Le Rêve sexuel
Rêves  avec un contenu sexuel dont la nature est, dans l'ordre : propositions sexuelles, baisers, fantasmes divers et variés, masturbation. les rêves sexuels sont plutôt de type symboliques. 

Pour conclure, j'aimerais mentionner le dictionnaire psychanalytique des images et symboles du rêve  qui est un dictionnaire en ligne et qui sert comme un exemple pour unifier les symboles, les rêves et l'imagination.

Sources:
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mercredi 17 décembre 2014

L'écriture hiéroglyphique

Le mystère qui entoure l'écriture hiéroglyphique et la fascination qu'elle exerce tiennent à deux caractéristiques qu'il importe de bien distinguer: la nature des éléments, les hiéroglyphes, qui sont des images: et la structure de son système qui combine trois catégories de signes.

Les éléments de notre écriture, les lettres, ne représentent qu'elles-mêmes. Au contraire, les éléments de l'écriture égyptienne, les hiéroglyphes, sont figuratifs, c'est-à-dire qu'ils représentent des êtres ou des objets de l'univers pharaonique. Au demeurant, même un profane peut identifier du premier coup d'œil, par exemple, un soleil, un oiseau ou bien une barque. Les hiéroglyphes constituent donc des images. traitées comme les autres images de l'art pictural égyptien, selon les conventions propres à l'art égyptien: ainsi. le signe de l'homme assis a-t-il la tête vue de profil, le torse de face, les jambes et les bras de profil, etc. .

Plus encore, il arrive que, dans une même scène, un objet soit présent à la fois en tant que partie du tableau et en tant que signe d'écriture. C'est le cas dans l'image de gauche ; sur un guéridon entre la reine Néfertary et le dieu Ptah, est posée une bandelette avec cinq filets de frange entre lesquels se trouvent quatre fils dont les extrémités se croisent (en projection verticale). Or, dans la colonne médiane des trois colonnes d'inscriptions qui surmontent la bandelette. un hiéroglyphe (en cadré de rouge) reproduit cette bandelette à l'identique (bien qu'elle ne comporte plus que deux filets et un seul fil).

Mais alors, qu'est-ce qui permet de distinguer le signe d'écriture de la simple représentation, puisqu'il est image, lui aussi ? Ce sont trois contraintes spécifiques

Le calibrage: les proportions respectives des hiéroglyphes ne correspondent nullement aux proportions réelles des êtres et objets dont ils sont les images.

La densité de l'agencement : alors que les représentations se détachent au milieu de larges blancs. les hiéroglyphes sont disposés de manière à occuper le plus possible l'espace alloué. Ils y sont répartis en " cadrats ", unités idéales divisant cet espace, et dont ils occupent le quart, le tiers, la moitié ou la totalité. selon leur morphologie et leur entourage. Il n'y a pas de séparation entre les mots et les phrases.

L'orientation : dans une même ligne ou dans une même colonne, les signes représentant des êtres animés et, plus généralement, les signes dissymétriques sont tous orientés dans la même direction, qui est celle du point de départ de la lecture. Cette lecture peut se faire de droite à gauche ou de gauche à droite, horizontalement, et aussi verticalement de haut en bas, chaque groupe se lisant de droite à gauche ou de gauche à droite. Il y a donc quatre types majeurs d'agencement des signes.





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mercredi 3 décembre 2014

Associations libres du mot Symbole

SYMBOLE






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lundi 24 novembre 2014

La symbolique des couleurs

Rita Saaidi, Autoportrait en couleurs, 2014.

Texte repris en grande partie du « petit livre des couleurs » de Michel Pastoureau, édition Panama / Essai.


LE BLEU calme : la couleur qui ne fait pas de vagues.
Couleur sage, pour ne pas se faire remarquer (exemple du Jeans).
Couleur préférée en Occident, elle est présente sur beaucoup de drapeau.
En Egypte, du temps des pharaons, elle portait bonheur dans l'au-delà.
Couleur du ciel et de la lumière divine, donc associée à Dieu. Elle peut être austère.
Les romantiques l'apprécie car elle est mélancolique, on parle « d'avoir le blues » (blue en anglais = bleu).
Elle fait penser au liquide, au doux, au discret, au raisonnable, à la science... Elle sécurise.
Dans le code de la route, elle donne le droit de faire quelque chose.

LE ROUGE excite : c'est le feu et le sang, l'amour et l'enfer
Couleur qui veut se faire voir, en impose aux autres. En espagnol, colorado signifie à la fois « rouge » et « coloré ».
En russe, krasnoï veut dire « rouge » mais aussi « beau ».
Elle est fascinante comme les flammes mais aussi parle de violence, de colère, de crime...
Elle est double : tantôt on l'associe à la faute, au danger et à l'interdit, tantôt à la puissance, à la vie et à l'amour.
Au Moyen Âge le bleu était féminin, à cause de la Vierge, et le rouge masculin, signe du pouvoir et de la guerre. Puis
les choses vont s'inverser, le bleu devient masculin (car plus discret) et le rouge féminin. La robe de mariée sera
rouge jusqu'au XIXème siècle parce que l'on considérait que c'était la plus belle couleur.
C'est aussi la couleur de la Révolution, de la fête, de Noël, du luxe, du spectacle (rideau rouge), de la passion... Ce
n'est pas un couleur qui fait sérieux

LE BLANC : il dit la pureté et l'innocence, la lumière divine.
Mais aussi est associé à l'absence, au manque : une page blanche (sans rien), une voix blanche (sans timbre), une
nuit blanche (sans sommeil), une balle à blanc (sans poudre), un chéque ne blanc (sans provision)... Ou encore :
« J'ai un blanc ! »
On pense aussi au vierge, au propre, à la neige qui n'est pas salie, à la sérénité et à la paix (le drapeau blanc). La
robe blanche de mariée indiquait que la jeune fille était vierge.
Cela peut être aussi le froid (réfrigérateur, glacier), le commencement (l'origine du monde), la vieillesse et la sagesse,
l'indécision ( les fantômes et l'au-delà).
En Asie et dans une partie de l'Afrique, le blanc est la couleur du deuil.

LE VERT : celui qui cache bien son jeu.
Couleur qui évoque la nature et la propreté, l'écologie, le bon air de la campagne, le bio...
C'est une couleur plutôt paisible, des jours ordinaires. Elle autorise (feu vert).
Mais attention elle est aussi l'instabilité, elle représente tout ce qui change, bouge, varie. On dit des jeunes amoureux
qu'ils sont encore verts car ils peuvent changer. Elle est la couleur du désordre et de la liberté.
C'est la couleur du hasard, du sort, de la chance et malchance (dans la couture elle porte malheur), du jeu (tapis vert,
terrain de sport, tennis, ping-pong), du billet vert (dollars) et aussi de la maladie, de la colère froide.

LE JAUNE : n'a pas très bonne réputation en Occident.
L'étoile donnée par les Nazis aux Juifs était jaune, la maison des faux-monnayeurs aussi, celui qui trahit est dit « un
jaune », un rire jaune n'est pas franc.
En Asie, par contre elle fut longtemps réservée à l'empereur. Elle symbolise le pouvoir, la richesse et la sagesse.
Au Moyen Âge, en Europe, elle s'oppose à l'or qui brille qui est lié au soleil, à la lumière, à la chaleur, à la vie,
l'énergie, la joie, la puissance... Le jaune est une couleur éteinte, mate, triste en comparaison, elle rappelle l'automne,
le déclin, la maladie (jaunisse) et a été transformé en symbole de la trahison, du mensonge, de l'exclusion.
C'est la couleur préférée de Van Gogh, peintre qui se sentait maudit.
L'invention de l'électricité a permis de lui donner un meilleur rôle; le maillot jaune. C'est parfois un demi-rouge ; le
carton jaune ou les voitures de la Poste qui doivent être vues mais pas autant que celles des pompiers.
Les enfants utilisent beaucoup le jaune pour le soleil et les fenêtres éclairées mais en grandissant cela change.

LE NOIR inquiète : du deuil à l'élégance
Couleur du désespoir et de la mort, des peurs et ténèbres, du monde souterrain, elle est aussi associée à l'austérité,
l'humilité et l'autorité (juges, arbitres). Elle habille aussi les gens chics. Elle a deux aspects : brilliant ou mat, et le mat
évoque la mort et l'enfer.Les films « noirs » sont des films inquiétants, forts et mystérieux.
Le couple, noir et blanc, s'oppose à la couleur, il fait plus sérieux, comme si la couleur gênait le regard pour bien voir
les formes. La couleur serait subversive, futile et sensuelle et populaire.

LE VIOLET est un demi-noir, un demi-deuil. Dans le langage des fleurs, la violette signifie « amour caché »

L'ORANGE : le rival du jaune, symbolise la joie, la vitalité, la vitamine C, tonus, santé. L'énergie du soleil est mieux
représentée par le jus d'orange que par le jus de citron (acide). Le train Corail balaie la grisaille des chemins de fer.

LE ROSE : Tendresse et féminité, douceur pour ses aspects positifs, mais aussi mièvrerie « à l'eau de rose »,
homosexulalité pour les Nazis.

LE MARRON : C'était la couleur la moins aimée. Elle évoquait la saleté, la pauvreté, la brutalité. Actuellement, on lui
associe aussi la simplicité, le naturel, le retour au choses brutes et saines (le bois).

LE GRIS : tristesse, mélancolie, ennui, vieillesse mais à une époque où la vieillesse n'était pas dévalorisée, il
renvoyait au contraire à la sagesse, la plénitude, la connaissance. On a gardé l'idée d'intelligence « la matière grise ».
Cette couleur contient le plus grand nombre de nuances.


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